Samedi 5 mai 2007
afete-JO.jpg
Par afete - Publié dans : association
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 5 mai 2007


Biennial Conference

4.–8. VIII 2006

Reconciliation
Vertical and Horizontal
Dimensions

at the
International Baptist
Theological Seminary
Prague Czech Republic

pour plus d'infos
Par afete - Publié dans : actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 5 mai 2007

colloque 2006
DSC02913.jpg



Membres du deuxième comité exécutif de l'AFETE :

Jacques BUCHHOLD (Président - France), Jean-Claude BOUTINON (France), Jean DECORVET (Suisse), Valérie DUVAL-POUJOL (France), Nicolas FARELLY (France),  Thierry JUVET (Suisse), Sylvain ROMEROWSKI (Vice-Président - France), Anne RUOLT (Secrétaire - France), Martin SLABBEKOORN (France), Michael SPOHRER (Trésorier - France), Jean-Claude THIENPONT (Belgique), David VALDEZ (Suisse), Paul WELLS (France).



colloque 2004

afete2.jpg

prospectus à télécharger

Création de l'Association Francophone Européenne de Théologiens Évangéliques.

    " La théologie n'est pas un long détour n'aboutissant finalement qu'à l'évidence de départ ! Au contraire, la théologie consiste à creuser et à explorer les méandres de ce qui se trouve sous l'évidence pour mieux en sous-tendre la stabilité. " (J.-Cl. THIENPONT)

    Or il ne peut y avoir de stabilité chrétienne qu'appuyée sur la Parole de Dieu. Le thème central du colloque fondateur de l'Association Francophone Européenne de Théologiens Évangéliques, qui s'est tenu les 6 et 7 septembre à Nogent-sur-Marne (près de Paris), était donc bien choisi : unité et diversité dans le Nouveau Testament. Une soixantaine de théologiens venus de France, de Suisse, de Belgique, et même du Canada, se sont penchés sur cette question toujours d'actualité.

    Les conférences principales ont été données par le professeur Amar DJABALLAH (Montréal). Un survol historique des différentes approches de la thématique a tout d'abord permis de poser les questions essentielles auxquelles trois exposés annexes ont donné des pistes de réponses. Jacques BUCHHOLD (Faculté Libre de Théologie Evangélique de Vaux-sur-Seine) a tout d'abord montré avec brio comment l'évangile selon Jean est en concordance avec les évangiles synoptiques en incluant dans son projet rédactionnel la volonté de traduire pour son lectorat la révélation du Christ. Il a notamment soutenu que, si le Sitz im Leben de Jean est bien la vie de Jésus, le public cible de sa traduction des paroles du Messie est celui de l'époque à laquelle il écrit. Gordon CAMPBELL (Faculté Libre de Théologie Réformée d'Aix-en-Provence) choisit pour sa part d'attirer l'attention de l'auditoire autant sur le Tota Scriptura, trop facilement oublié, que sur le Sola Scriptura, en nous entraînant dans une réflexion sur le livre de Jude. S'inspirant de Ralph Martin, le professeur d'Aix traça pour nous trois pistes de lecture après avoir fait un survol du contenu de l'épître. Sylvain Romerowski (Institut Biblique de Nogent), enfin, nous entraîna dans la richesse des pneumatologies de Luc et de Jean, montrant leur unité doctrinale tout en mettant en évidence leurs accents spécifiques : création d'un nouveau peuple ou développement du ministère apostolique.

    La soirée fut l'occasion pour Henri BLOCHER (FLTE), le Président de l'Association Européenne de Théologiens Évangéliques (AETE), de peindre le tableau du paysage évangélique actuel en Europe. Ce survol historique et géographique se termina par un appel à nous montrer fermes sans être fermés, et à intégrer dans nos réflexions notre rapport à la tradition chrétienne. Avant son intervention, plusieurs jeunes théologiens avaient pu exposer leurs travaux de recherche en cours, ce qui a souligné le dynamisme actuel des études théologiques.

    La seconde journée, plus administrative, permit de fonder l'Association Francophone Européenne de Théologiens Evangéliques (AFETE) en la dotant de ses statuts et de sa base doctrinale. Les membres fondateurs (51) ont également élu leur premier conseil, en charge d'organiser les prochains colloques et d'animer la vie de l'Association. Celle-ci s'est assigné comme but de promouvoir la théologie évangélique francophone dans un esprit de fidélité à la Bible.

    Paul WELLS (FLTR) clôtura le colloque en rappelant cette grande vérité : Dieu est le souverain de sa Parole. Et puisque Dieu est Un dans la diversité de ses trois personnes, il ne faut pas s'étonner de retrouver ce même caractère dans le Nouveau Testament et dans toute la Bible : une diversité enrichissante dans une unité vivifiante.

    Ce colloque a donné lieu à des dialogues fructueux entre théologiens heureux de se rencontrer ou de se retrouver. Le renouvellement de telles rencontres ne peut qu'être bénéfique pour les Eglises francophones d'Europe. L'ambiance fut particulièrement fraternelle, malgré la diversité des origines ecclésiastiques des interlocuteurs, et une réelle unité s'est manifestée. Ce fut donc la fête de l'AFETE à Nogent pendant ces deux journées.

Philippe Laurent

    L'Association Francophone Européenne de Théologiens Évangéliques veut stimuler et encourager les études et la recherche théologiques par des colloques et conférences. Elle désire favoriser l'échange d'informations sur le développement de la théologie, promouvoir la réflexion théologique et sa diffusion, ainsi qu'encourager la publication de textes théologiques dans une perspective évangélique. Pour tout renseignement sur l'Association, s'adresser à son président, Jacques BUCHHOLD

Philippe Laurent

Membres du premier comité exécutif de l'AFETE :

Jacques BUCHHOLD (Président - France), Jean-Claude BOUTINON (France), Valérie DUVAL-POUJOL (France), Thierry JUVET (Suisse), Philippe LAURENT (Belgique), Sylvain ROMEROWSKI (Vice-Président - France), Anne RUOLT (Secrétaire - France), Martin SLABBEKOORN (France), Michael SPOHRER (Trésorier - France), Jean-Claude THIENPONT (Belgique), David VALDEZ (Suisse), Paul WELLS (France).

 



COMPTE-RENDU DU COLLOQUE

DE THÉOLOGIENS ÉVANGÉLIQUES FRANCOPHONES

(Nogent-sur-Marne, septembre 2002)


 
 
 

Décidément, la question identitaire est à la mode, et les évangéliques n’y échappent pas: rencontres et livres sur le thème de l’identité des évangéliques se succèdent. Les 11 et 12 septembre derniers, les deux facultés libres de théologie, celle d’Aix-en-Provence et celle de Vaux-sur-Seine, ont essayé d’aborder le sujet sous un angle théologique. A cette fin, elles avaient réuni, à l’Institut Biblique de Nogent-sur-Marne, une soixantaine de participants représentant la francophonie européenne, pour y réfléchir sous la houlette de plusieurs universitaires ou scientifiques.

 
 


La première journée réservait une surprise; elle ne faisait pas intervenir de théologiens: modestie de leur part ou souci d’approche interdisciplinaire? Sébastien Fath, historien, chercheur au CNRS, et Danièle Hervieu-Léger, spécialiste de la sociologie des religions et directrice d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, ont apporté leur regard extérieur sur les évangéliques. Dans les discussions qui ont suivi, certains ont souligné les limites de l’approche sociologique ou socio-historique, tandis que d’autres défendaient haut et fort les bienfaits de ce type de regard «extérieur» sur nos milieux.

 
 

Le regard historique de S. Fath partait des quatre critères que donne S. Babbington pour identifier les évangéliques: l’accent sur la conversion, le biblicisme, le crucicentrisme et le militantisme (nous dirions, dans notre langage, l’engagement) visant à la conversion individuelle. Cette identité s’est construite au cours de quatre grandes étapes: la Réforme, les mouvements de réveil du XVIIe au XIXe siècle, le fondamentalisme américain et le pentecôtisme au début du XXe, et enfin la structuration du mouvement évangélique dès 1950 (c’est déjà de l’histoire!). La thèse la plus originale que S. Fath a essayé de défendre après avoir brossé ainsi la toile de fond était que l’évangélisme est une forme démocratique du mysticisme protestant. Son argumentation se basait, entre autres, sur l’accent très appuyé que les évangéliques mettent sur la communion personnelle avec Dieu (qu’on trouve de manière particulière chez les piétistes, chez les Pentecôtistes, les Quakers, un Oberlin…), sur une certaine dévaluation de l’histoire (avec un accent parfois trop exclusif sur l’expérience actuelle et une ignorance des racines historiques des Eglises évangéliques d’aujourd’hui), et sur le primat de la vie transformée par rapport à la réflexion théologique (d’où, parfois, une certaine méfiance à l’égard de la théologie et des théologiens). Une certaine tension se fait sentir entre le rôle réduit accordé aux institutions, qui frappe par contraste avec le mysticisme catholique somme toute bien «encadré» (l’article de F. Mauriac, écrit à l’occasion d’une campagne de Billy Graham en 1963, fournissait un bel exemple de l’incompréhension catholique devant ce «mysticisme protestant décentralisé»), et un encadrement néanmoins réel par la communauté, la dénomination et la doctrine. Dans les débats qui ont suivi, on a pu entendre S. Fath dire qu’avec l’élaboration de la doctrine de l’inerrance biblique (et les Déclarations de Chicago), les évangéliques avaient quand même inventé un genre de magistère protestant… et tous s’accordent pour reconnaître l’importance du rôle joué par la Parole de Dieu comme norme objective et absolue.

 
 

Mme Hervieu-Léger jetait un regard sociologique sur la montée des courants évangéliques, et soulignait les convergences entre les évangéliques et l’ultra-modernité. A son avis, les sociologues s’intéresseraient davantage aux évangéliques depuis l’arrivée de la Moral Majority en politique américaine, et depuis la montée des Eglises pentecôtistes dans des pays traditionnellement considérés comme catholiques. Les affinités entre les évangéliques et la modernité se manifesteraient dans l’individualisme (dont on peut faire remonter l’origine à la Réforme, sans oublier cependant des figures comme celle de Saint Jean de la Croix parmi les catholiques), dans le modèle de spiritualité accompagnante plus que magistérielle, et dans l’attente très actuelle d’une spiritualité pragmatique: pour D. Hervieu-Léger, l’accent mis par les évangéliques sur le changement de manière de vivre dans le quotidien qui doit suivre la conversion répond bien à cette attente. Certes, des tensions subsistent: si l’importance attachée par le pentecôtisme à l’émotion et à l’expérience va encore dans le même sens, on ne peut nier que l’idée évangélique classique d’une seule vérité absolue heurte de front la sensibilité ultra-moderne. Dans les discussions, qui ont suivi l’exposé, l’importance du maintien d’une vérité objective a été mentionnée à plusieurs reprises, ainsi que le rôle central de la Parole de Dieu comme norme et instance médiatrice (elle fait connaître la vérité): les participants au colloque semblaient moins convaincus que l’oratrice quant à l’existence d’une convergence profonde entre les aspirations religieuses de nos contemporains et les convictions évangéliques.

 
 

Mme Hervieu-Léger signalait aussi que, pour les sociologues, il existe une globalisation du religieux qui n’est pas sans rappeler la mondialisation du marché économique: on retrouve une standardisation des produits offerts (elle citait le cas d’un ensemble d’Eglises, dans un village guatémaltèque, ayant toutes «le même message réducteur»!), l’utilisation des médias, la personnalisation de l’offre et une attitude décomplexée par rapport à l’argent. L’auditoire s’est trouvé interpellé, mais il l’a été davantage encore par l’une des dernières remarques de Mme Hervieu-Léger, qui estimait qu’il n’est pas totalement utopique d’espérer voir se résoudre la tension sociologique entre la séparation et l’intégration par le biais de la conviction évangélique que tout est spirituel. Une protestation adaptatrice ou une adaptation protestataire deviendraient ainsi possibles, et Mme Hervieu-Léger de supposer ainsi un attrait de la doctrine évangélique pour les immigrés de nos grandes villes, qui pourrait un jour intéresser jusqu’à nos hommes politiques…

 
 

Après une matinée bien chargée, l’après-midi du mercredi permettait de réagir: une table ronde (autour d’une table carrée, comme d’habitude), composée de plusieurs professeurs de théologie, réagissait aux deux exposés du matin. Le doyen Michel Johner, de la faculté d’Aix, rappelait l’importance des médiations humaines (l’alliance, l’histoire, l’Eglise). Henri Blocher observait la tendance des orateurs à ne considérer que les évangéliques professants. Neal Blough se demandait quel lien nous avons avec la Réforme: bref, le débat fut large et animé, et reprit des points très divers des orateurs du matin. La notion de la catholicité des évangéliques est revenue plusieurs fois: un des participants a plaidé pour un accueil joyeux et critique de l’héritage de deux mille ans de foi chrétienne, et a rencontré un écho plutôt favorable dans l’auditoire. A la fin de l’après-midi, les participants ont illustré leur propre diversité au sein du monde évangélique: neuf personnes, représentant des dénominations et des sensibilités très diverses, répondaient en effet à ces deux questions: «Qu’est-ce qu’un évangélique?» et «Quel évangélique suis-je?». Et certains d’entre eux se définissaient «par opposition», d’autres témoignaient d’un parcours parfois vraiment varié et riche, qui les avait souvent conduits à apprécier l’héritage de la foi reçu – y compris reçu de parents catholiques ou dans des dénominations qui ne sont pas, en tant que telles, «classées comme évangéliques».

 
 

La deuxième journée débutait comme la première par une méditation biblique, dans laquelle le professeur Gordon Campbell (faculté d’Aix) montrait le rôle de l’Apocalypse dans le canon du Nouveau Testament: un rapprochement thématique entre Apocalypse 11 et Jean 8 était stimulant et édifiant, comme l’étude de Thierry Huser l’avait été la veille. Celui-ci avait analysé, en Galates 2, les raisons qui avaient conduit Paul à s’opposer à Pierre, tout en montrant que l’apôtre ne se contentait pas d’asséner la vérité, mais donnait des arguments pour l’établir.

 
 

Le jeudi apportait, enfin, aux participants le discours théologique à proprement parler, sous la forme d’un dialogue entre deux anciens doyens des deux Facultés organisatrices, MM. Pierre Berthoud et Henri Blocher. Chacun a exposé librement ses remarques pour s’entendre donner la réplique par son collègue. Il avait fallu patienter jusque-là, mais la récompense était belle: ce fut un moment dense et riche, comme on pouvait s’y attendre de la part de ces deux théologiens éminents! Pierre Berthoud avait pour tâche de définir le centre de la théologie évangélique. Il a rappelé que les évangéliques se caractérisent par la double référence au Christ et à l’Ecriture: en cela, ils n’innovent pas, mais se situent dans la longue tradition qui part des apôtres et passe par la Réforme. Il a rappelé les différentes façons de définir les évangéliques, en s’étendant en particulier sur les approches de John Stott, de James Packer et du philosophe Francis Schaeffer. Schaeffer énumère sept (!) points non négociables, que les évangéliques doivent maintenir s’ils ne veulent pas dissocier la foi de la raison: Dieu et le choix (avec les variantes théologiques classiques entre calvinisme et arminianisme), le hasard et l’Histoire (Dieu comme ultime réalité), la sainteté et l’amour, le bien et le mal… Chez Schaeffer, chaque paire mène à certains corollaires nécessaires, comme, par exemple, l’unité et la diversité au sein de Dieu comme corollaire du fait que l’Histoire a un sens et que Dieu est l’ultime réalité. Il aurait été intéressant de développer davantage cette présentation en sept paires, mais le temps ne le permettait pas. John Stott, quant à lui, utilise une approche trinitaire. Le Père se révèle aux hommes et inspire l’Écriture (on retrouve ici l’importance de l’inerrance), le Fils dévoile et accomplit le salut, le Saint-Esprit transforme aussi bien l’individu que la communauté chrétienne. James Packer, enfin, ajoute à ces trois points la nécessité de la conversion, la priorité accordée à l’évangélisation (en effet, à côté des Déclarations de Chicago, il y a fort à parier que l’Histoire retiendra les Déclarations de Lausanne et de Manille comme les contributions les plus importantes de la théologie évangélique du XXe siècle!), et l’importance de la communion fraternelle. J. Stott considère ces trois derniers points comme un prolongement de son approche trinitaire.

 
 

En réponse, H. Blocher a proposé de «voir» les évangéliques comme les vrais héritiers de la Réforme, malgré les apparences contraires, de même que la Réforme est l’héritière du christianisme patristique et médiéval, malgré les apparences, et que lui-même se situe dans la véritable continuité de la religion révélée à Israël. (Alors, autant revendiquer haut et fort cet héritage – sans devenir pour autant présomptueux, bien sûr, en ont conclu d’autres intervenants). Les différentes définitions montrent en tout cas de façon très claire que le cœur de la théologie évangélique est un ensemble de convictions homogène et cohérent.

 
 

H. Blocher devait, ensuite, aborder la question des limites au-delà desquelles on se trouve en dehors de la théologie évangélique. A nos yeux, il s’est acquitté de cette tâche avec un irénisme marqué, qui montrait l’évolution de sa pensée – évolution qu’il soulignait d’ailleurs lui-même. Il a défini la construction théologique évangélique en cercles concentriques, avec, au cœur, les doctrines sine qua non. Il s’agit, selon lui, des affirmations historiques des grands conciles œcuméniques (Symbole de Nicée-Constantinople…), du rôle central de la croix et de la doctrine de la substitution pénale, ainsi que des trois Sola de la Réforme. Ainsi, des choses essentielles ont parfois été répétées lors du colloque puisqu’on retrouve ici à peu près les critères de Babbington. Un deuxième cercle est formé par des doctrines au sujet desquelles une différence d’opinion n’empêche pas la pleine reconnaissance comme théologien évangélique. Nous retrouvons ici tous les grands débats connus dans et entre nos Eglises: création et évolution, les doctrines sur la fin des temps, le rapport entre l’Etat et l’Eglise, etc. Il faut reconnaître que les grandes doctrines qui appartiennent au premier cercle ne sont pas toujours bien pensées dans nos Eglises, mais des positions extrêmes peuvent rompre la communion évangélique (le «open theism» de Clark Pinnock, par exemple). Enfin, le troisième cercle concerne des nuances entre évangéliques «stricts» et évangéliques «larges»: ici, pensez aux débats sur des thèmes éthiques (avortement, euthanasie), sur le châtiment éternel, l’inerrance (débats de méthodologie), et d’autres.

 
 

Dans sa réponse, Pierre Berthoud rappelait le rôle que joue le contexte: selon qu’on est membre d’une Eglise évangélique ou d’une Eglise protestante «historique», on aura une vision différente des priorités. L’objet de notre expérience chrétienne (Dieu et sa Parole) détermine aussi la nature de notre expérience: il y a là beaucoup à creuser et, vu le rôle des théologiens dans les Eglises, ce débat mérite d’être mené, d’autant que nous vivons à une époque où l’expérience prime souvent. (A cet égard, les participants ont regretté que peu de théologiens pentecôtistes aient pu être présents durant le colloque. Le lien Esprit-Parole-expérience-Eglise est naturellement un thème qui appelle des approfondissements – et pas seulement dans ces milieux-là bien entendu! P. Berthoud rappelait que l’Esprit n’est pas que puissance: il est aussi sagesse.)

 
 

Après un dernier échange avec tous les participants, Jacques Buchhold a apporté une conclusion au colloque, en rappelant l’importance de l’orthopraxie et de l’évangélisation, deux thèmes restés un peu sous le boisseau, mais ô combien importants pour une théologie évangélique vivante.

 
 

On le voit à travers ces quelques échos, le colloque était riche et porteur de thèmes à étudier et à creuser. D’ailleurs, un groupe de travail a été nommé pour préparer la création d’une association de théologiens évangéliques francophones, qui aura pour but d’organiser d’autres colloques de théologiens, et de favoriser entre eux des échanges réguliers, non pas pour multiplier les structures, mais afin de ne pas rester en marge des débats européens et de stimuler la réflexion mutuelle. Espérons que, malgré les obstacles matériels et le classique problème des finances, le groupe de travail pourra faire des propositions concrètes: ce serait un encouragement à la fois pour les théologiens et, au-delà d’eux et par eux, pour nos Eglises.

Martin Slabbekoorn.



 
Par afete - Publié dans : colloques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 5 mai 2007
STATUTS ADOPTÉS LORS DE
L’assemblée générale constituante de
l’Association Francophone Européenne de Théologiens Évangéliques

À Nogent-sur-Marne le 7 septembre 2004
 

Article 1er – forme – dénomination – durée – siège

Il est constitué entre les adhérents aux présents statuts une association régie par la loi du 1er juillet 1901, ayant pour dénomination “ Association Francophone Européenne de Théologiens Évangéliques ”, en abrégé “ A.F.E.T.E. ”

Sa durée est illimitée.

Son siège social est fixé au 39 Grande Rue Charles de Gaulle, à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne). Il pourra être transféré en tout autre lieu par décision de l’Assemblée Générale.


Article 2 – Objet
 
L’Association a pour objet de promouvoir la théologie évangélique francophone dans un esprit de fidélité à la Bible. Ses buts sont les suivants :
Stimuler et encourager les études et la recherche théologique par des colloques, conférences et toutes formes d’échanges.
Encourager la formation de groupes d’étude et de recherche théologique.
Favoriser l’échange d’informations sur le développement de la théologie.
Promouvoir la réflexion théologique et sa diffusion.
Encourager la publication de textes théologiques dans une perspective évangélique.



Article 3 – Membres

Sont invités à poser leur candidature pour devenir membres de l’association les personnes qui :
ont des compétences théologiques reconnues, en particulier celles qui enseignent dans une université, une faculté de théologie ou un institut biblique ;
ou font de la recherche théologique ;
ou peuvent faire valoir des publications théologiques.

Les candidats doivent signifier leur adhésion à la base doctrinale de l’Association, ci-annexée, ainsi qu’aux présents statuts. Leur candidature doit être acceptée par le conseil d’administration. Elle est soumise à l’approbation de l’Assemblée Générale.
Les membres s’acquittent d’une cotisation annuelle dont le montant est fixé par l’Assemblée Générale.

La qualité de membre se perd par :
Démission
Décès
Radiation prononcée par le CA pour motif grave portant préjudice moral ou matériel à l’association. L’intéressé peut faire appel de la décision de radiation auprès de l’AG.


Article 4 - Assemblée Générale

4.1 Composition. L’Assemblée Générale se compose de tous les membres de l’Association. Seules sont valables les décisions prises par l’Assemblée Générale sur les points figurant à son ordre du jour. La Présidence de l’Assemblée Générale appartient au Président du Conseil d’Administration ou, en son absence, au Vice-Président ; en cas d’empêchement, ce dernier peut déléguer ses fonctions à un autre membre du Conseil d’Administration.

Les délibérations sont constatées par des procès-verbaux inscrits sur un registre et signés à faute de nullité par le Président et le Secrétaire. Seuls auront le droit de vote les membres présents ou représentés.

Tout membre de l'Association peut donner pouvoir de le représenter à un autre membre de l’Association ou au conseil d’administration. Chaque délégué ne peut cumuler plus de quatre voix, la sienne et trois pouvoirs.

Il est également tenu une feuille de présence qui est signée par chaque membre présent et certifiée conforme par le Conseil d’Administration de l’Assemblée.

4.2 Nature et pouvoir. Les Assemblées Générales régulièrement constituées représentent l’ensemble des membres de l’Association.

4.3 Assemblée Générale Ordinaire. Au moins une fois par an, les membres sont convoqués en Assemblée Générale Ordinaire (AGO) dans les conditions prévues au § 4.5. L’Assemblée entend les rapports sur la gestion du Conseil d’Administration, notamment sur la situation morale et financière de l’Association. L’Assemblée, après avoir délibéré sur les rapports, approuve les comptes de l’exercice clos et vote le budget de l’exercice suivant ; elle pourvoit à la nomination ou au renouvellement des membres du Conseil d’Administration, les candidats ayant été préalablement approuvés par le Conseil d’Administration en place à la majorité des deux tiers ; elle délibère sur toutes les autres questions figurant à l’ordre du jour.

Les décisions de l’A.G.O. sont prises à la majorité des membres présents ou représentés dans les conditions fixées au § 4.1 des présents statuts. Toutes les délibérations sont prises à main levée ; toutefois, à la demande du quart au moins des membres présents, les votes devront être émis au scrutin secret. Le scrutin secret est, selon l’article 5 des présents statuts, requis pour l’élection des membres du Conseil d’Administration.

Une fois sur deux, l’Assemblée Générale pourra se tenir par correspondance. À la convocation des membres seront joints, outre l’ordre du jour, le texte des résolutions proposées à la délibération de cette Assemblée, les comptes de l’exercice clos, ainsi qu’un formulaire de vote. Sur demande des membres, l’ensemble des documents peut leur être envoyé par courrier électronique.

4.4 Assemblée Générale Extraordinaire. L’Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) est convoquée dans les conditions prévues au § 4.5 des présents statuts. Elle se prononce sur les modifications apportées aux présents statuts, sur l’aliénation d’éléments du patrimoine immobilier de l’association, ou sur la dévolution de son actif net lors de sa dissolution.

Les délibérations sont prises à la majorité des deux tiers des membres présents ou représentés. Les votes ont lieu à main levée, sauf si le quart au moins des membres présents exige le scrutin secret.

4.5 Convocation des Assemblées. Les Assemblées se réunissent sur convocation du Président de l’Association ou sur la demande des membres représentant au moins la moitié des membres ou sur la demande des trois-quarts des membres du Conseil d’Administration. Dans ces deux derniers cas, les convocations à l’Assemblée doivent être adressées dans les trois jours du dépôt de la demande, afin que l’Assemblée puisse dans tous les cas être tenue dans un délai minimum de 30 jours et maximum de 40 suivant l’envoi desdites convocations. Les convocations doivent obligatoirement mentionner l’ordre du jour prévu et fixé par les soins du Conseil d’Administration. Elles sont faites par courrier adressées aux membres.

4.6 Quorum. Pour que les décisions prises soient valides, l’Assemblée doit comprendre au moins la moitié plus un des membres. Si cette proportion n’est pas atteinte, l’Assemblée est à nouveau convoquée mais à 15 jours d’intervalle au moins. Elle peut alors délibérer quel que soit le nombre des membres présents ou représentés.



Article 5 - Conseil d’Administration

5.1 Capacités du Conseil d’Administration. L’Association est administrée par son Conseil d’Administration. Le Conseil d’Administration est investi d’une manière générale des pouvoirs les plus étendus dans la limite de l’objet associatif et dans le cadre des résolutions adoptées par les Assemblées Générales.

Il propose à l’Assemblée Générale toutes les admissions de membres de l’Association à la majorité des deux tiers et tous membres qu’il souhaiterait s’adjoindre. C’est lui également qui prononce les éventuelles exclusions ou radiations de membres et en informe l’AG.

Il autorise tous actes, achats, aliénations et investissements reconnus nécessaires, des biens et valeurs appartenant à l’Association et à passer les marchés et contrats nécessaires à la poursuite de son objet.

II nomme le personnel de l’Association et décide de sa rémunération.

5.2 Composition du Conseil d’Administration. Les membres du Conseil d’Administration sont élus pour six ans par l’Assemblée Générale et choisis en son sein. Leur nombre est limité à douze. Le renouvellement des membres élus a lieu par tiers tous les deux ans. L’ordre de sortie des membres est tiré au sort. L’élection est effectuée au scrutin secret. Les membres sortants sont rééligibles.

5.3 Vacance. En cas de vacance (décès, démission, exclusion, etc.), le Conseil d’Administration pourvoit provisoirement au remplacement de ses membres, l’admission étant prononcée à la majorité des deux tiers. Il est procédé à leur remplacement définitif lors de la plus prochaine Assemblée Générale. Les pouvoirs des membres ainsi élus prennent fin lors de l’échéance du mandat des membres remplacés.

5.4 Rémunération. Les fonctions des membres du Conseil d’Administration sont gratuites. Toutefois, les frais et débours occasionnés par l’accomplissement de leur mandat leur sont remboursés au vu des pièces justificatives. De plus, pour le cas où l’un des membres du Conseil d’Administration serait sollicité par l’Association pour une mission professionnelle, celui-ci recevra l’indemnisation qui aura été décidée par le Conseil d’Administration.

5.5 Réunion. Le Conseil d’Administration se réunit chaque fois qu’il est convoqué par écrit par son Président ou à la demande d’au moins la moitié de ses membres, chaque fois que l’intérêt de l’Association l’exige et au moins une fois par an. Les convocations doivent être adressées par courrier au minimum 15 jours et au maximum 60 jours avant la date de réunion à l’adresse de chaque membre du Conseil d’Administration telle qu’elle figure sur le registre de l’Association.

La présence de la moitié des membres est nécessaire pour que le Conseil d’Administration puisse délibérer valablement.

Sauf autre disposition des présents statuts, les délibérations sont prises à la majorité des membres présents. En cas d’égalité, la voix du Président est prépondérante. Seules les questions à l’ordre du jour peuvent faire l’objet d’un vote. Toutes les délibérations du Conseil d’Administration sont consignées dans un registre et signées du Président et du Secrétaire.

5.6 Suspension et révocation de membres du Conseil d’Administration. Tout membre du Conseil d’Administration pourra être suspendu lors de toute séance régulière du Conseil d’Administration, par un vote émis à la majorité des deux tiers des membres en fonction du Conseil d’Administration. Il revient à l’Assemblée Générale de prononcer sa révocation.

5.7 Prêts et cautionnements. Aucun prêt ou cautionnement ne pourra être consenti par l’Association à aucun des membres de son Conseil d’Administration


Article 6 - Bureau de l’Association

6.1 Composition du Bureau. Le Bureau de l’Association est composé d’un Président, d’un Vice-Président, d’un Trésorier, d’un Secrétaire et de toute autre personne jugée nécessaire à son fonctionnement.

Le Conseil d’Administration pourra élire ou nommer des membres du Bureau selon qu’il lui paraîtra opportun, ces membres recevant des responsabilités définies par le Conseil d’Administration. L’un des membres du Bureau ne pourra cumuler plus de deux fonctions, une même personne ne pouvant par ailleurs recevoir les charges de Président et de Trésorier.

6.2 Élection et durée du mandat. Les membres du Bureau seront élus ou réélus tous les deux ans par le Conseil d’Administration. Il pourra être pourvu aux vacances ou créé de nouvelles fonctions lors d’une quelconque séance du Conseil d’Administration. Chaque membre du Bureau devra rester en fonction jusqu’à ce que son successeur ait été dûment nommé.

6.3 Exclusion du Bureau. Tout membre du Bureau élu ou nommé par le conseil d’Administration pourra être relevé de ses fonctions par le Conseil d’Administration dès lors qu’il sera estimé que tel est l’intérêt de l’Association, mais de telles exclusions se feront sans porter préjudice aux droits contractuels éventuels des personnes en question.

6.4 Vacance. En cas de vacance (décès, démission, exclusion, etc.), le Conseil d’Administration pourvoit au remplacement des membres du Bureau.

6.5 Président. Le Président dirige les travaux du Conseil d’Administration et assure les missions qui lui seront attribuées par le Conseil d’Administration.

6.6 Vice-Président. Le Vice-Président assiste le Président et le remplace le cas échéant. En cas de vacance de la présidence, i1 assure l’intérim pendant le temps de carence et le cas échéant jusqu’à la fin du mandat initial.

6.7 Trésorier. Le Trésorier tient les comptes de l’Association. Il peut être aidé par tous comptables reconnus compétents. Il effectue tous paiements et perçoit toutes recettes sous la responsabilité du Président ou de son mandataire. Il tient une comptabilité régulière de toutes les opérations tant en recettes qu’en dépenses et rend compte à l’assemblée annuelle qui statue sur la gestion.

6.8 Secrétaire. Le Secrétaire est chargé de tout ce qui concerne la correspondance, notamment l’envoi des diverses convocations. Il rédige les procès-verbaux des séances, tant du Conseil d’Administration que des Assemblées Générales et en assure la transcription sur les registres prévus à cet effet. C’est lui qui tient le registre spécial prévu par la loi du 1er juillet 1901.


Article 7 – Ressources, contrats, comptes bancaires.

7.1 Ressources. Les ressources de l'association se composent :
des cotisations des membres ;
d’éventuelles subventions
des produits des collectes effectuées pour son objet ;
des autres recettes prévues par la loi.


7.2 Contrats. Le Conseil d’Administration pourra, avec des attributions générales ou spécifiques, autoriser un ou plusieurs membres du Bureau, en plus des membres du Bureau habilités par les présents statuts, à conclure tous contrats et à rédiger tous actes juridiques au nom de l’Association et avec son autorité.

7.3 Opérations bancaires. Tous chèques, traites ou autres documents de paiement, toute reconnaissance de dette émis au nom de l’Association devront être signés par le(s) membre(s) du Bureau ou le(s) agent(s) de l’Association qui auront été désignés par le Conseil d’Administration conformément aux présents statuts. En l’absence d’autres stipulations du Conseil d’Administration, de tels documents devront porter la signature du Trésorier et être contresignés par le Président ou le Vice-Président de l’Association.

7.4 Comptes de dépôt. Tous les fonds appartenant à l’Association devront être déposés auprès de banques, centres de chèques postaux ou organismes assimilés choisis par le Conseil d’Administration.

7.5  Vérificateurs aux comptes. L’AG nommera pour deux ans un ou deux vérificateur(s) aux comptes. Ceux-ci présenteront annuellement leurs conclusions à l’assemblée générale .


Article 8 - Année Comptable
L’année comptable et fiscale de l’Association commence le premier jour d’avril et s’achève le dernier jour de mars.


Article 9 - Modifications statutaires
Ces statuts pourront être mis à jour, modifiés, abrogés ou remplacés par de nouveaux statuts dès lors qu’une résolution en ce sens sera proposée, par la majorité des deux tiers des membres en fonction du Conseil d’Administration, à l’Assemblée Générale Extraordinaire qui délibère dans les conditions prévues à l’article 4.4. Une telle résolution pourra être soumise à toute réunion du Conseil d’Administration, à la condition qu’ait été notifié au moins 30 jours à l’avance l’intention de mettre à jour, de modifier, d’abroger ou de remplacer les statuts existants et d’adopter de nouveaux statuts.


Article 10 – Dissolution

La dissolution de l’association est prononcée en Assemblée Générale Extraordinaire à la majorité des deux tiers des membres présents et représentés, selon les conditions de quorum prévues au § 4.6. Un ou plusieurs liquidateurs sont désignés par l’Assemblée Générale et l’actif, s’il y a lieu, est dévolu à la personne morale qui en avait fait l’apport, ou à défaut à une ou plusieurs autre(s) association(s) désigné(s) par l'Assemblée Générale, conformément à la loi.


Le président                                                                             Le vice président 
J Buchhold                                                                               S Romerowski  

  DSC02915-2.jpg                            DSC01584-1.jpg




Annexe : Base doctrinale


La base doctrinale de l’Association contient les doctrines de la Foi chrétienne suivantes fondées sur la révélation du Dieu trinitaire telle qu’elle est exprimée dans l’Écriture :

l’existence d’un seul Dieu en trois personnes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit ; sa souveraineté et sa grâce dans la création, la providence, la révélation, la rédemption et le jugement dernier ;
l’inspiration divine de l’Écriture sainte et, par conséquent, son entière fiabilité, ainsi que son autorité suprême en matière de foi et de vie ;
le péché universel et la culpabilité de l’humanité déchue qui est, en conséquence, l’objet de la colère et de la condamnation de Dieu ;
le sacrifice du Fils de Dieu incarné, mort à notre place, comme seul fondement pour libérer pleinement le pécheur de sa culpabilité, de la puissance du péché et de ses conséquences éternelles ;
la grâce de Dieu qui seule justifie le pécheur par la foi en Christ crucifié, ressuscité corporellement et siégeant à la droite du Père ;
l’œuvre du Saint-Esprit qui éclaire et régénère, demeure dans le croyant et le sanctifie ;
le sacerdoce de tous les croyants, qui constituent l’Église universelle, dont Jésus-Christ est le Seigneur, et qui, en réponse à son commandement, s’engagent à vivre selon sa volonté et à proclamer l’Évangile au monde entier ;
le retour visible du Seigneur Jésus-Christ en puissance et en gloire, la résurrection de la chair, les nouveaux cieux et la nouvelle terre.


Le président                                                                             Le vice président 
J Buchhold                                                                               S Romerowski  

  DSC02915-2.jpg                            DSC01584-1.jpg
Par afete - Publié dans : association
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Catégories

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus